Les 38 salariés de la société Compass chargée de la restauration au Centre Hospitalier de Saint-Denis se sont mis en grève.
Cette entreprise, ayant perdu le marché, la direction de l’Hôpital souhaite reprendre la confection des repas mais sans assumer ses obligations envers les personnels en place.
Ce n’est pas acceptable !
Je soutiens la légitime revendication des personnels d’être maintenus dans la nouvelle organisation de la restauration
Si je me félicite que, devant les difficultés rencontrées, la direction de l’Hôpital revienne à une gestion directe de la restauration, elle ne peut s’exonérer de ses responsabilités. Elle a fait le choix de l’externalisation : c’est elle qui a retenu la société Compass.
Comment, aujourd’hui, mettre en doute les compétences des agents d’une entreprise qu’elle a elle-même choisie ? La qualité de travail des personnels ne dépend en rien de leur statut, public ou privé.
Les personnels ne peuvent faire les frais de l’échec d’une politique qui a privilégié le privé au détriment du public, avec le succès que l’on constate. Cela devrait faire réfléchir tous ceux qui n’ont qu’une obsession, transférer au privé des services que le secteur public rend parfaitement mais qui peuvent générer des profits.
Quant à la société Compass, la perte de son marché ne la libère pas pour autant de ses obligations d’employeur envers ses salariés. Elle doit les assumer.
Il faut sortir de cette situation en respectant les droits des travailleurs mais aussi, tout simplement, leur situation sociale, leur droit au travail, dans les fonctions pour lesquelles ils ont été recrutés.
C’est le bon sens et le droit C’est aussi la meilleure garantie pour les malades de bénéficier d’une restauration de qualité.
Toutes les parties au conflit doivent se réunir pour trouver la meilleure issue pour les salariés.
Je suis disponible pour y aider.
Saint-Denis le 28 septembre 2009.
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