Monsieur le Président, Cher Claude,
Je prends connaissance du communiqué que tu viens de publier en tant que député au sujet de la bataille menée, à l’assemblée, par toute la gauche contre le projet de Loi sur la Poste, imposé par le gouvernement. Je ne doute pas de la détermination des députés, ni de ton implication personnelle, mais avec cette majorité de droite aux ordres, on peut craindre un passage en force et l’adoption d’une loi ouvrant la voie à la Privatisation de ce service public si apprécié et utile à nos concitoyens.
Comme toi, je pense qu’il faut utiliser la réforme constitutionnelle de 2008 et soumettre le statut de la Poste au référendum. Que le peuple se prononce !
La votation citoyenne récemment organisée et qui a mobilisé plus de 2 millions de personnes montre la sensibilité des usagers et leur volonté de refuser cette privatisation.
Vice président en charge des services urbains, donc particulièrement attaché au service public, je me suis beaucoup impliqué dans le succès de cette votation, y compris comme président de la Commission Départementale de Présence Postale.
Aussi, aujourd’hui, c’est au Président du Conseil général que j’écris pour qu’ensemble nous nous adressions aux organisations de défense de la poste et à l’ensemble des séquano-dionysiens : appuyons avec eux la demande faite au Président de la République d’organiser un référendum, mobilisons les moyens du Conseil général, comme nous l’avions fait lors de la votation.
Une rencontre pourrait avoir lieu dans les tout premiers jours de janvier, pour débattre de cette proposition et en définir collectivement les modalités.
D’ici là, je suis disponible pour que nous nous concertions au niveau de l’exécutif départemental.
Je ne doute pas que par notre action nous pourrons contrecarrer les projets gouvernementaux et obtenir ce grand débat national sur le devenir de la Poste dans le service public, conclu par le référendum dont l’exigence doit encore monter.
C’est je le crois de notre responsabilité d’y contribuer et la place de notre assemblée départementale dans la mobilisation citoyenne.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, cher Claude, en l’expression de mes meilleurs sentiments.
Bally BAGAYOKO
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