Avec plus de 75 000 votants, la Seine-Saint-Denis a contribué au succès de la votation nationale contre la privatisation qui a atteint 2 324 000 suffrages, bien au-delà des projections les plus optimistes. Les membres de la CDPPT prennent acte de cet élan citoyen, révélateur des inquiétudes que suscite le projet de changement de statut de la Poste et de l’opposition qui s’y est ainsi manifestée. Ce résultat exprime aussi l’attachement profond de nos concitoyens au caractère public de certains services rendus au quotidien partout et pour tous, et tout particulièrement du service public postal. On serait en droit d’attendre une autre réponse que le mépris marqué par le gouvernement envers une telle démarche citoyenne et légitime.
Cette forte prise de position populaire doit être respectée, d’autant plus qu’elle s’est confirmée dans la campagne « j’écris au Président » tout au long de ce mois de novembre. Les récents débats au Sénat montrent que les parades d’ « imprivatisabilité » de la Poste avancées par le Ministre sont vides de tout fondement constitutionnel. Loin d’apaiser, elles incitent plutôt à penser que le même scénario déjà opéré à GDF et à France Télécom est en route pour la Poste.
En conséquence, les membres de la CDPPT demandent au gouvernement
- Lever la procédure d’urgence sur ce projet que rien ne justifie
- Retirer son projet de loi,
- Engager enfin le débat public « grandeur citoyenne » par l’organisation d’un referendum comme l’y autorise maintenant la récente réforme constitutionnelle qu’il a lui-même initiée.
BAGAYOKO Bally
Président du CDPPT
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