Le 12 mars, le Conseil général de Seine Saint Denis votera son budget. L’urgence sociale impose une réaction exceptionnelle : la crise détruit les liens de solidarité, en même temps qu’elle détruit le quotidien de nombre d’entre nous. Elle aggrave une situation déjà difficile.
Chaque jour dans les villes du département, ce sont des milliers de personnes qui font appel à l’aide sociale, RMI en tête. Chaque jour, ce sont les besoins de toute la population qui augmentent, qu’ils soient précaires ou issus des classes moyennes.
Cette situation exceptionnelle appelle des mesures exceptionnelles ! Le Président Sarkozy, qui mobilise les moyens de l’Etat davantage pour sauver les banques que pour soutenir le pouvoir d’achat, suit la même logique que le paquet fiscal. Le Conseil général doit donner les moyens de la solidarité, et faire de ce budget un outil pour soutenir la population, et prouver ainsi son utilité.
Le logement, l’aide sociale ou encore les associations, piliers de la solidarité, sont autant de secteurs qui méritent d’être soutenus plus encore que par le passé. L’inverse serait incompréhensible et dangereux : personne ne comprendrait que ce budget ne réponde pas à la situation de crise.
Les moyens pour le faire, on sait depuis longtemps où ils se trouvent : au titre des compétences transférées au titre de la décentralisation Raffarin, l’Etat nous doit aujourd’hui la bagatelle de 495 millions d’euros, soit plus de 100 millions par an depuis 2004 !
Soyons donc offensifs, menons campagne pour réclamer le remboursement de sa dette : de concevoir un budget qui réponde à l’urgence sociale sans alourdir les impôts. Tels sont les objectifs de notre groupe, car c’est à cette condition que nous pourrons épargner aux habitants de Seine Saint Denis une crise plus dure encore, et préparer l’avenir.
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