Le Congrès de Reims du PS vient de s’achever sur un constat navrant : pas d’idées, pas de projets et une nouvelle querelle des égos, en attendant l’élection du Chef.
Non, je ne veux pas participer à la moquerie générale et au nouveau jeu qui émoustille le Tout-Paris où il est du dernier chic de se gausser entre soi du PS et où pas un humoriste n’ajoute sa pique la plus cruelle.
Non, car se faisant on exonère la droite et singulièrement l’UMP, couchée aux pieds de son patron qui règne à l’Elysée, comme un dictateur omnipotent, omniprésent.
Et parce que la situation de crise et la misère qui se développe, dans nos quartiers, nos villes et nos campagnes, appellent une riposte forte de la gauche et des propositions concrètes et ambitieuses pour s’en sortir. La gauche est inaudible, certes, mais elle ne dit rien ! Le PS se chamaille et se ridiculise, le PC n’en finit pas de mourir et chacun à la gauche de la gauche y va de son petit mouvement, de sa chapelle ou de son courant, sans donner de réelles perspectives, à tous ceux qui appel de leurs vœux une autre gauche, de transformation sociale.
Le constat est sévère, oui, mais hélas trop réel. Le PS dans ses querelles cherche au fond, toutes tendances confondues, le meilleur chemin pour retourner au pouvoir quitte à s’allier à une partie de la droite.
« Changer la vie » n’est plus à l’ordre du jour. Gagner le pouvoir à tout prix devient le maître mot.
Replié sur lui-même le Parti communiste interroge son identité faute de pouvoir s’ouvrir et se transformer, privilégiant sa survie à la constitution d’un front antilibéral, concurrencé sur sa gauche, par Besancenot avec le Nouveau Parti Anticapitaliste dont l’objectif semble, pour l’instant, de grossir sur les dépouilles.
La crise est grave et cruelle et je ne peux oublier que derrière les mots, les inégalités se creusent et que se sont des drames et des souffrances qui se vivent, et brisent toutes perspectives.
Le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la précarité, l’échec scolaire et l’exclusion, ce sont des vies qui basculent et qui se brisent, dans nos quartiers, tout près de nous, parmi nous.
Et je ne parle pas des pays dits émergeants qui n’émergent pas de la plus profonde misère et dont la situation s’aggrave dramatiquement. On meurt de faim, les pays sont pillés par les grands groupes mondiaux et l’avenir de la planète est sacrifié à leurs profits : tel est le bilan rapidement brossé du libéralisme triomphant.
Je le pense profondément, la gauche a un avenir, car l’attente est immense. Il faut qu’elle se reprenne si nous ne voulons pas laisser Sarkozy appliquer son programme de « réformes » qui met à mal le pouvoir d’achat, les retraites, l’éducation nationale, la poste, les dotations aux collectivités locales, et les services publics. Un Sarkozy qui a ouvert sa présidence par un paquet de cadeaux aux plus riches et qui ponctue l’approfondissement de la crise par des milliards aux banques, alors que dans le même temps, il affirmait que les caisses étaient vides. Il semble qu 'elles ne sont pas vides pour tout le monde.
Il nous faut réagir, car j’en suis convaincu l’avenir dépend de nous, tous ensemble réunis.
Chaque geste, chaque action, chaque recul imposé, chaque progrès conquis est une force pour résister, pour changer. Dans cet esprit, le travail accomplit par le peuple Américain, à travers l’élection du Président BARACK HUSSEIN OBAMA, fait la démonstration que lorsque le peuple le veut, tout est possible et faisable. Car, si on avait fait un sondage sur ce sujet, personne n’aurait imaginé que cela puisse être possible.
Alors, nous devons y croire, nous devons y penser, mais nous devons surtout le faire et le faire faire. Partout où nous vivons, travaillons, agissons, nous pouvons peser pour imposer à la gauche d’en revenir sur ses valeurs de solidarité et de justice sociale pour se remettre au service des plus démunis pour redonner de l’espoir et des perspectives de changement vers une vie meilleure à travers une vraie gauche, qui ne fait pas d’en le consensus, qui tranche définitivement avec cette gauche molle que nous avons, qui ne cesse de laisser le train passer.
Pour ma part, je travaille à créer partout la rencontre, le débat, pour que l’on puise échanger, dialoguer et construire ensemble. C’est, je le crois, le bon moyen pour peser sur l’ensemble de la gauche et pour constituer à la gauche d’un PS attiré par le Modem, une force anti libérale de transformation sociale. C’est là que se trouve une issue positive à la crise, c’est là que se trouve une vraie réponse aux inquiétudes légitimes d’un grand nombre de la population, c’est enfin, là que qu’une nouvelle gauche, plus stable, plus rassembleuse et enfin durable peut voir le jour.
Bally BAGAYOKO
JE RÊVE D’UNE GAUCHE FORTE, STABLE, RASSEMBLÉE ET DURABLE. CONSTRUISONS LA ENSEMBLE
Constat et faits ne sont plus à démontrer face à une situation de crise nationale qui ne cesse de se développer.
Tu rêve mais il est important que tu saches que nous rêvons tous d'une gauche forte, stable, rassemblée et durable. Comment contrôler cette nouvelle forme de gouvernance dite démocratie participative (née de l'échec de la démocratie représentative) quand aujourd'hui le système politique français n'est plus au commande de partis politiques mais entre les mains de femmes et d'hommes qui au sein d'un même parti se déchirent pour accéder au pouvoir.
Nous sommes à l'ère d'un système politique américain où "la politique c'est le pouvoir et le pouvoir c'est l'argent".
CONSTRUIRE LA GAUCHE ENSEMBLE. C'est possible. Or comment l'envisager dans un contexte de division politique nationale et locale ?
Il est certain que la crise et la misère qui se développent, dans nos quartiers, nos villes et nos campagnes, appelle à une riposte forte de la gauche face à une politique nationale qui tend à enrichir les plus riches et appauvrir les plus pauvres. Que faire face à tous ceux qui sont à la recherche du pouvoir sans oublier ceux qui sont à la recherche d'une nouvelle identité faute de ne plus en avoir, alors que la situation des familles s'avère plus difficile qui les conduisent pour beaucoup d'entre eux, merci de le rappeler Bally, à des drames et des souffrances qui brisent toutes perspectives d'avenir.
Certes, l'aspect financier inégalement réparti par l'état sur l'ensemble du territoire français est un facteur qui n'est pas en notre faveur. Mais la situation des familles est de la responsabilité de tous : de l'état, des départements, des régions mais également des communes.
Pour mémoire, des engagements ont été inscrits dans le contrat communal dans le but d'améliorer les conditions de vie des habitants. Je ne désespère pas de savoir que nous pouvons y arriver et surtout pour répondre à une personnalité de la ville, je me réjouis d'avoir fait la campagne de Didier PAILLARD, confirme n'avoir aucun grief avec son équipe dans un esprit de mécontentement de n'avoir eu de place dans l'équipe, quel acharnement ! Aucun commentaire.
En revanche, un électeur n'est pas un mouton qui suit son berger. Faire preuve de confiance à une équipe ne veut pas dire tout approuver. La liberté, c'est de pouvoir constater le bien comme le mal.
Aussi, Bally, construire une ville, c'est la construire avec les idées de tous. Tu le dis toi même l'avenir dépend de nous, tous ensemble réunis pour enfin penser à autre forme de gauche tant à l'échelle nationale que locale. Cela n'engage que moi mais quand tu parles de transformation sociale, il est certain que l'état est responsable face à ce malaise social et que rassembler toute la gauche voir tous les français est indispensable pour enrayer cette crise. Soyons pragmatique et honnête avec nous même, concernant notre ville il faut absolu réfléchir à une notre façon de faire de la politique afin que nous puissions aspirer à une vie meilleure.
Loin d'être égoïste je me refuse de rentrer dans le débat des pays qui sont dans des situations dramatiques alors que notre ville rencontrent de nombreux problèmes qui nuisent à la population.
En revanche, je ne peux faire abstraction du travail accomplit par le peuple Américain, à travers l’élection du Président BARACK HUSSEIN OBAMA, je te cite "fait la démonstration que lorsque le peuple le veut, tout est possible et faisable".
Pour ma part, je déplore certains dionysiens qui désaprouvent cette élection car le fait qu'il soit le premier Président noir des EU ait selon ces dionysiens des tendance au communautarisme. Ce qui laisse à penser que Saint-Denis n'a aucune chance de voir un jour un Maire noir...
Essayer d'en discuter, c'est tenir de l'importance à une idéologie qui tend au racisme et à la discrimination. Je préfère penser que la politique ne doit faire l'objet d'une couleur de peau ou d'une origine quelconque au risque de rappeler l'histoire à certains :
- l'esclavage aboli par l'Angleterre en 1833,par les EU en 1865 par la France en 1888,puis condamné par la déclaration universelle des droits de l'homme en 1948;
- Colonisation de l'Algérie par les français en juillet 1830 qui devient indépendante en 1962. Français indigènes pendant 132 ans.
Pour finir, l'histoire relative à l'abolition de l'esclavage, et de l'indépendance de l'Algérie après 132 ans de colonisation... est symbole de liberté. Qui eu cru que l'histoire allait faire changer les mentalités ! Pour ma part, j'ai le regret de dire que ma ville natale est une ville discriminatoire. Outre le fait qu'un ami m'a dit récemment je cite : refuse d'être victime de ce système. Je tiens à lui répondre, je ne me suis jamais résignée et ne me résignerai jamais. Je suis française d'origine algérienne, de confession musulmane mais avant tout française qui a fait l'école de la République comme tous les français.
Lila AMELAL
Rédigé par : AMELAL Lila | 24 novembre 2008 à 16:03